"Les Bons Romans"

Compte tenu de leur âge avancé, ces petites merveilles sont souvent roussies, parfois déchirées et/ou tâchées et il peut même arriver qu'elles soient en "pièces détachées". Ces particularités sont notifiées dans la fiche descriptive au cas par cas. Les photos correspondent aux exemplaires mis en vente : vous achetez ce que vous voyez.
Les Bons Romans | Éditions Flammarion | Vente de livres d'occasion

Il y a 5 produits.

Affichage 1-5 de 5 article(s)

Filtres actifs

  • Editeurs: Flammarion

N° 42 - Vers l'amour... (Marie de Wailly)

6,00 €
Extrait : Une foule énorme se portait vers l'aérodrome du Bourget. Les taxis et les autocars, bondés à craquer, déversaient leurs grappes humaines au milieu de la cohue et la foule, heurtée, bousculée, riait sans une parole de mauvaise humeur, sans un geste de colère, heureuse, exubérante, ne songeant qu'à une seule chose : avancer… se bien placer… Un cordon de police, constitué par un régiment d'aviation, la repoussait doucement mais elle revenait à la charge avec tant de gaîté, tant d'entrain que les soldats souriants cédaient un peu de terrain et des voix perçantes de femmes criaient : — Bravo… vive l'armée !… A ces cris isolés s'en joignait un autre unanime, vibrant, formidable : — Vive Pierre Defresne !… C'était le héros attendu… l'as… l'enfant chéri du public…

N° 52 - La jolie bêtise (T. Trilby)

9,00 €
Extrait : Des cheveux blancs, quelques rides, anniversaire ! Deux nouveaux chiffres, si Dieu me prête vie je garderai le premier pendant dix années. Il ne me plaît guère, il a un air respectable qui m'ennuie. Il est ridicule, il est assommant ! Printemps fini, été passé, voici l'automne ; il y a souvent de beaux jours en automne. Ma jeunesse m'a laissé peu de souvenirs ; elle n'a guère connu que l'angoisse journalière qui, dès le réveil, vous prend à la gorge, parce que l'être que vous aimez le plus au monde, la vie de votre vie, est dans un état de santé si précaire que pour lui tout est à craindre. Ma jeunesse, inquiétude ! Mariée à dix-huit ans, veuve et maman un an après, à l'âge où les jeunes filles rient, insouciantes, je luttais avec la maladie. Né d'un père qui n'avait comme règle que son bon plaisir, règle qui fut contraire à sa santé physique et morale, mon fils était un de ces petits êtres que la Faculté condamne. L'amour, a dit un prince de la science, l'a fait vivre. C'était un amour immense, exclusif, passionné et si tendre qu'il ne laissait de place à autre autre…

N° 16 - Le compagnon de route (Edouard de Keyser)

8,00 €
Extrait : Le paquebot s'est enfoncé dans la nuit. Sur cet asile infime, des centaines d'existences sont livrées aux caprices des éléments, et pourtant, quelle profonde impression de sécurité ! Je viens de parcourir le pont, de la proue à la poupe. Le roof était déjà plongé dans les ténèbres. D'une écoutille jaillissait un peu de lumière jaune. Deux silhouettes droites, précises, se détachaient sur le ciel gazé d'argent : l'officier de quart, appuyé contre une bataille de la passerelle, et un homme d'équipage debout à l'extrême pointe du bâtiment, comme le prorète de l'ancienne marine, et tellement immobile au sommet de l'angle que j'ai songé à l'alpestre des nefs antiques. Sur le deck, un voyageur amoureux des nuits fraîches adoptait un banc pour couchette. Deux prêtres se promenaient en riant. Il y a d'ailleurs beaucoup de prêtres à bord, car le Portugal , des Messageries Maritimes, emporte le pèlerinage français vers la Terre Sainte : durant la matinée, on ne peut ouvrir la porte du bar du fumoir ou du salon sans tomber en pleine messe. Partout des boîtes-chapelles étalées, des officiants en mal d'équilibre, et des pèlerins-enfants-de-choeur, très émus de promener le missel et les burettes sur un semblant de roulis…

N° 22 - Au coeur profond de la forêt (Marie de Wailly)

9,00 €
Extrait préface : Il y avait une fois, une immense étendue boisée qu'on appelait : la Forêt d'Argent. La brise la plus légère faisait frissonner le feuillage de ses trembles ; ses saules au duvet pâle et soyeux se miraient dans l'eau limpide des sources et ses bouleaux, à la blanche écorce brillante, élevaient leur tête altière vers le ciel. La Forêt d'Argent couvrait tout un coteau montant de la plaine et retournant à la vallée. A son sommet le plus escarpé se dressaient de très hauts murs de pierre grise que la végétation grimpante et luxuriante des grands bois avait pris d'assaut. Leur air rébarbatif se cachait derrière le sourire vert des feuilles et l'appel timide des fleurs. Si, trompé par leur joliesse mutine et la douceur grave de leur vêtement, on voulait connaître leur secret, on se heurtait à une porte aux épaisses ferrures, aux panneaux hérissés de clous, à la lourde serrure. Un judas minuscule permettait de parlementer de l'intérieur. Une chaîne, de la grosseur du poignet, pendait à droite de la porte dans une niche de pierre encapuchonnée de verdure. Cette chaîne était attachée à une cloche de bronze dont chaque vibration réveillait les échos endormis de la Forêt d'Argent…

N° 32 - Mademoiselle de Sérances (Louis Noël)

8,00 €
Extrait : Dix heures venaient de sonner au cartel du grand salon ; la porte donnant dans la salle à manger s'ouvrit et le maître d'hôtel annonça : — Mademoiselle est servie. — Vite à table, Mesdames, dit joyeusement le comte Hubert de Sérances en offrant le bras à la vieille tante Euphrosine, il faut qu'à onze heures nous soyons en selle. J'espère vous présenter tout à l'heure un gaillard capable de nous faire voir du pays. Le comte, secondé par sa fille Françoise depuis la mort de sa femme, recevait comme on ne reçoit plus guère auourd'hui, souvent parce qu'on ne peut pas, quelquefois parce qu'on ne veut pas s'en donner la peine. Au centre de la table trônait sur un vaste plat d'argent une énorme hure de sanglier toute bardée de truffes. Tout autour s'arrondissait une jonchée de chrysanthèmes pourpre et chamois, couleurs de l'équipage ; parmi les fleurs galopait toute une meute en biscuit de Sèvres. Devant chaque convive une série de quatre verres s'emplissait peu à peu de vins couleur de topaze ou de rubis ; seul le maître de maison ne buvait que de l'eau…
close Shopping Cart

Nouveau compte S'inscrire